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Hébrard, un marchand talentueux au détriment des sculpteurs

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Qui est Adrien-Aurélien Hébrard ?

Adrien-Aurélien Hébrard est considéré comme l’un des plus grands marchands et fondeur d’art. En 1902, il ouvre sa propre fonderie implantée rue Victor-Duruy, aujourd’hui rue Olivier de Serres dans le 15ème arrondissement de Paris, permet la fonte des bronzes, réputés pour leur excellente qualité. En parallèle, il possède une maison d'édition et une galerie d'art, installée rue Cambon puis rue Royale. 

 

Le succès d'Adrien-Aurélien Hébrard

Hébrard était très visionnaire. Il a compris que les acheteurs étaient moins intéressés par une sculpture produite en nombre illimité. En effet, la rareté de la pièce accroît sa valeur. Ainsi, il décide rapidement de limiter le nombre d’épreuves de l’œuvre. Souvent, il opte entre trois et vingt tirages. Il est l’un des premiers fondeurs à adopter cet usage, qui sera repris par la suite jusqu’à devenir légalement obligatoire.

Hébrard était considéré comme l’un des plus grands marchands d’art parisiens. Son succès réside dans la découverte de talentueux sculpteurs de son époque tels que Rembrandt Bugatti, Joseph Bernard, ou François Pompon. Il a participé à leur essor. Il mettait en avant leurs œuvres en les présentant dans de grands salons. En outre, il s’occupait de la vente. Par ailleurs, il cherchait à vendre des œuvres d’artistes déjà reconnus.

 

Hébrard : un business man

Nombreux artistes évitent de signer des contrats avec Hébrard, jugés très défavorables par leur intangibilité et leurs conditions. Hébrard était un véritable homme d’affaire et ne cherchait pas l’épanouissement de ses artistes.

Souvent, les contrats passés avec Bugatti comportaient des clauses d’exclusivité. L’artiste ne pouvait que dépendre du marchand. Par exemple, bien qu’Hébrard a permis la reconnaissance de Bugatti, le contrat qu’il lui fit signer le pousse dans la misère. En effet, alors que le marchand disposait d’un droit de reproduction illimité sur toutes ses sculptures, l’artiste ne recevait que 80 à 200 francs par création et ne touchait aucune commission à la vente. Ces conditions n’ont pas permis au sculpteur de vivre confortablement, malgré son succès. De fait, avant son suicide, Bugatti avait persuadé Valsuani de fonder sa propre fonderie afin d’échapper à Hébrard. Dans de nombreux échanges par lettre, Hébrard demande à Bourdelle de renvoyer purement et simplement tous les clients souhaitant marchander avec lui. Son but était de conserver l’exclusivité de la vente de ses œuvres afin de recevoir plus de bénéfices. Il justifiait toutes ses décisions pour le soi-disant bien-être des sculpteurs : « C’est là, je crois, la seule façon de ne pas se laisser rouler par des amateurs trop malins ».

Hébrard ne laissait place à aucune erreur. Lorsque Bourdelle a par erreur indiqué un prix trop faible à un client amateur, Hébrard exigé qu’il engage sa propre responsabilité : « il n’est nécessaire de n’accorder de faveurs qu’aux musées, aux personnes ayant une influence utilise – ou aux amis ». Bourdelle a de maintes occasions présenté des projets de contrat à Hébrard, tous refusés.

Par conséquent, Rodin a catégoriquement refusé de signer tout contrat avec ce marchand. Hébrard a réussi à le convaincre de ne fondre quelques sculptures seulement, telles que deux épreuves monumentales du Penseur.

 

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