Kumi Sugaï est un peintre de compositions animées, figures, paysages, animaux

peintre à la gouachegraveurlithographe,sculpteurFiguratif puis abstraitjaponais du xxe siècle, né le13 mars 1919 à Kōbe, mort le 14 mai 1996. Il est actif en France depuis 1952.

Biographie

Ses parents sont des musiciens d'origine malaise. Élève de l'École des Beaux-Arts d'Osaka, où il se familiarise avec les techniques picturales occidentales, en même temps qu'initié à la Calligraphie traditionnelle. Il réalise alors des affiches publicitaires. En 1952 il vient se fixer à Paris, où il est aussitôt remarqué par le critique Charles Estienne.
Il participe à des expositions collectives:

dès 1953 sous l'instigation de Charles Estienne au Salon d'octobre à Paris.
en 1955, 1958, à l'International de la Fondation Carnegie, Pittsburgh.
à partir de 1956, Salon des réalités nouvelles à Paris.
à partir de 1957, Salon de mai à Paris.
en 1959, Biennale de São Paulo et Documenta de Kassel puis à la Biennale de Venise, etc.

Il montre ses œuvres dans des expositions personnelles:

en 1954, galerie Craven à Paris et Palais des beaux-arts de Bruxelles.
en 1955, exposition de gouaches Londres.
en 1956, nouvelle exposition de gouaches à Cannes.
en 1957, Paris et Bâle.
en 1958, exposition de gouaches à Zurich et surtout importante exposition à Paris, qui marque le début de son succès et à partir de laquelle il expose très régulièrement à Paris.
en 1959, 1960, 1961, 1962 New York.
en 1960, Musée municipal de Leverkusen et à Ljubljana.
en 1961, Hanovre, Düsseldorf, Brême Klagenfurt.
en 1962, Oslo, Francfort-sur-le-Main.
en 1963, première rétrospective à la Kestner Gellschaft de Hanovre.
en 1984, Ohara Musem of Art de Kurashiki.

En 1959, il obtient le prix du Musée d'Art moderne de Zagreb pour l'exposition internationale de gravures de Ljubljana, en 1960 celui du Musée National d'Art Moderne de Tokyo, en 1061 le grand prix de la Triennale internationale de gravure deGrenchen1

Dans ses premières peintures européennes, en technique de graffiti sur des fonds à peu près sans couleurs, il dessine des évocations de paysages urbains et d'êtres vivants, hommes ou animaux, à la limite de l'abstraction, avec quelques chose de l'amenuisement des personnages de Giacometti. Dans une seconde période, autour de 1953, il évoque, plus colorés et tendant de plus en plus aux signes graphiques abstraits, des personnages-insectes, animaux emblématiques, et de nombreux petits diables cornus. C'est en 1958 qu'il aboutit logiquement à renoncer à toute évocation, pour la seule force plastique du signe occupant désormais à lui seul la surface de la toile, faisant comparer Sugaï à un Schneider japonais, la gestualité s'infléchissant selon un ésotérique vocabulaire de signes extrême- orientaux rappelant ceux qui s'affirment sur les poteries ou les lanternes de pierre que l'on voit dans les jardins du vieux Japon1.

Cette nouvelle écriture trouve son épanouissement dans ce que l'on appelle les grandes compositions emblématiques. Puis, à partir de 1960, environ, Sugaï Kumi, en une évolution assez brutale, adopte une manière très proche des différentes possibilités de l'abstraction géométrique, remplaçant les signes emblématiques d'un graphisme raffiné et sensible, jouant du jeu des différences de matières, du grumeleux à la transparence, par des agencements de formes tracées à la règle et colorées en aplats bariolés. Ces signes, rubans sinueux, évoquent sa passion pour l'automobile et la vitesse, révélée dans la série Autoroute. À partir de 1962, il traduit certaines de ses formes en sculptures en bronze. Il réalise de très nombreuseslithographies illustrant notamment deux recueils de poèmes de Jean-Clarence Lambert, et une fresque pour le hall d'entrée du Musée d'art moderne de Tokyo2.

Musées

Bibliographie

Source

Kumi Sugai sur Expertisez.com

Kumi Sugai, sérigraphie

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