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Maurice Brianchon, estimation et cote

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Maurice Brianchon, quelle cote aujourd'hui ?

Revenons tout d'abord sur quelques éléments biographiques

En 1917, Maurice Brianchon entre à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris à l'atelier de Fernand Cormon et en1918 quitte cette école pour suivre l'École nationale supérieure des arts décoratifs les cours de Eugène Édouard Morand, (1853-1930) qui y enseigne depuis 1908. C'est le père de l'écrivain. Il y fait la connaissance de : Roland Oudot, Raymond Legueult, Joseph Inguimberty, François Desnoyer, Jacques Adnet et Kostia Terechkovitch.

Maurice Brianchon  expose pour la première fois au Salon d'automne en 1919. Un voyage en Belgique et aux Pays-Bas lui fait découvrir les peintres flamands et hollandais au travers des musées qu'il visite à Bruxelles, Anvers, Bruges et Amsterdam. C'est le temps où il relit les Maîtres d'autrefois de Eugène Fromentin. Il a quitté les Arts décoratifs.

Âgé de 23 ans, Maurice Brianchon  devient membre du Comité du Salon d'automne en 1922 et prend avec son ami Raymond Legueult un atelier Avenue du Maine. 

Jacques Rouché, Directeur de l'Opéra de Paris lui demande de créer les costumes pour le ballet de Griselidis dont la première aura lieu le 29 novembre 1922. Il reçoit en 1924, le prix Blumenthal et une bourse des Arts Déco qui lui permettent de faire un voyage en Espagne en compagnie de Legueult où ils découvrent au Prado, les maîtres de la peinture espagnole qu'ils admirent tant et dont ils font des copies : Diego Vélasquez, Goya, Gréco.

C'est toujours en compagnie de Legueult qu'il va réaliser les décors pour La Naissance de la Lyre à l'Opéra de Paris en 1925, dont la première aura lieu le 1er juillet 1925. Il est nommé professeur de dessin à l'École Estienne en octobre de la même année. Le 18 juin 1934, il épouse une artiste peintre : Margueritte Louppe dont il a fait la connaissance à l'Académie Julian ainsi qu'à l'Académie de la Grande Chaumière et participe à la Biennale de Venise avec 6 toiles.

En 1936, Maurice Brianchon devient professeur à l'École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris. Il reçoit en 1939le Garden Club Prize du Carnegie Institute. Puis vient la guerre, mobilisé il est affecté à la section du camouflage où il retrouve d'autres confrères. Il crée les décors et les costumes pour Valses nobles et sentimentales pour l'Opéra de Paris. Il devient membre du Comité du Salon des Tuileries en 1940. Il reste très souvent à Paris et part quelquefois l'été en vacances à Carnac ou à Trouville.

Démobilisé Maurice Brianchon travaille à l'Opéra et dans son lumineux atelier sous les toits au 8e étage de la rue du Conseiller-Collignon dans le quartier de la Muette, Paris 16e arrondissement et réalise les décors et costumes pour Sylvia ou la Nymphe de Diane sur une musique de Léo Delibes en 1941.

À la demande de son ami Jacques Adnet, décorateur de la Compagnie des arts français il réalise en 1942 plusieurs cartons de tapisserie pour Aubusson et les Gobelins sur le thème des fêtes du Château de Vaux-le-Vicomte et la même année crée pour l'Opéra de Paris les costumes des Animaux modèles dont la musique est de son ami Francis Poulenc. En 1943, en compagnie de son épouse, il décore de trois panneaux muraux, ce qui est encore le Conservatoire de musique et d'art dramatique de Paris. Robert Rey lui demande en 1945, la décoration de 74 assiettes d'un service en blanc de Sèvres.

Fred Ulher, fondateur, président des Éditions Ides et Calendes à Neufchâtel, lui demande, avec son directeur Richard Heyd en 1945 de bien vouloir illustrer de frontispices et de bandeaux deux ouvrages deValery Larbaud: Une Nonnain et Le Vaisseau de Thésée, achevés d'imprimé en 1946, ainsi que le théâtre complet d'André Gide. Puis à la demande de Jean-Louis Barrault et Madeleine Renaud, Maurice Brianchon  compose les décors et les costumes pour: Les Fausses Confidences de Marivaux. Léon Deshairs lui remet les insignes de chevalier de la Légion d'honneur et Luc-Albert Moreau lui enverra un billet pour le complimenter en ces termes : « Bravo mon cher Brianchon, ce ruban consacre non seulement votre beau talent, mais aussi votre courageuse attitude pendant l'Occupation, vos amis se réjouissent de cette distinction ». Il travaille à nouveau avec Barrault et Renaud à l'automne 1948 pour les décors et costumes de La Seconde Surprise de l'amour de Marivaux.

En 1949, il est nommé professeur à l'École nationale supérieure des beaux arts de Paris en remplacement de son ancien maître, décédé. Il compte parmi ses élèves : Guy Bardone, André Brasilier, Bernard Cathelin, René Genis, Paul Guiramand.

Le Président de la République Vincent Auriol, qui est un admirateur de l'artiste l'invite avec son épouse très régulièrement aux réceptions officielles ou privées qu'il donne au palais de l'Élysée et Guy Bardone, André Brasilier, Bernard Cathelin, René Genis, Paul Guiramandprofite de l'occasion pour faire des croquis dont il fera plus tard des tableaux de ces cérémonies. Gisèle d'Assailly donne à son ouvrage le titre de Peintres de la réalité poétique en 1949 pour décrire les œuvres de huit peintres ayant exposés ensemble dans l'entre-deux-guerres et qui ont un certain nombre de points communs.

Il s'agit de : Maurice Brianchon, Christian Caillard, Jules Cavaillès, Raymond Legueult, Roger Limouse, Roland Oudot, André Planson, Kostia Terechkovitch. Le Musée des Arts décoratifs de Paris fait en 1951, une rétrospective de son œuvre en exposants 135 peintures, autant d'aquarelles, des dessins, lithographies et des tapisseries.

Pour l'Opéra de Paris et son ami Francis Poulenc, il réalise les décors et costumes du Ballet Aubade en1952. Le président de la République Vincent Auriol lui remet le 13 mai 1953, les insignes d'officier de la Légion d'honneur et au mois de juin, il est désigné par la direction des Arts et des Lettres à la demande du gouvernement britannique pour participer aux cérémonies du couronnement d'Élisabeth II, dont il rapportera deux carnets de croquis qui lui serviront à réaliser 8 peintures de petit format consacré à l'événement. Alfred Daber réalise en 1954 une exposition de ces œuvres dans sa galerie duno 103 Boulevard Haussmann dont parmi les 22 peintures retenues, celles du couronnement de la reine d'Angleterre.

Il réalise en 1955, les décors et costumes de Intermezzo de Jean Giraudoux, musique de Francis Poulenc dont la première est donnée par la Compagnie Renaud-Barrault le 17 mars 1955 avec Pierre Bertin. Membre du jury de la VIIe Quadriennale Nazionale d'Arte di Roma avec Jean Arp en 1956 dont le prix est décerné à Enrico Prampolini. En juin, la galerie Arthur Tooth fait une exposition de 32 de ses peintures.Michel Bouquet metteur en scène et acteur de La Maison des cœurs brisés qu'il monte authéâtre de l'Œuvre, en 1958, demande à Maurice de réaliser les décors et les costumes dont Maurice Jarreréalisa la musique de l'œuvre de George Bernard Shaw. Il participe à l'exposition des peintres de la réalité poétique à La Tour-de-Peilz en Suisse dont le catalogue est réalisé par François Daulte et la préface dePaul Morand. Il y expose 41 dessins, peintures, aquarelles, lithos et tapisseries de l'artiste avec Oudot, Legueult, que Morand a connus aux Arts déco quarante ans plus tôt et fait l'éloge de leur travail. Il met en route une série d'études pour réaliser des lithographies destinées à illustrer Les Fausses Confidences de Marivaux qui paraîtront en 1959 sur les presses à bras de Maurice Mourlot et de son frère Fernand Mourlot, éditées par Alfred Daber.

Cette année 1959, Maurice Brianchon part en compagnie de son épouse aux États-Unis pour la première fois. La Galerie David B. Findlay à New York lui consacre une exposition de 30 peintures réalisées entre 1942 et 1959. Il en profitera pour rapporter une série de croquis des gratte-ciel de Mahattan ainsi que des berges de l'Hudson à partir desquels il réalisera plus tard des tableaux. C'est Jean-Louis Barrault qui réalisa la préface du catalogue de l'exposition. Puis l'année suivante, une seconde exposition lui sera consacrée par cette même galerie. À l'automne, Georges Wildenstein obtient qu'une exposition de 103 œuvres présentées à Neuchâtel soit exposées à la Galerie des Beaux-Arts de Paris. Il passe ses vacances àTruffières dans le Périgord où il peint des natures mortes et des paysages. Il restaure une vieille maison près de Grand-Brassac.

Maurice Brianchon connaît en 1969 la consécration dans l'Empire du Soleil Levant, grâce à l'exposition que lui consacre le galeriste nippon Chozo Yoshii en présentant 20 de ses œuvres à Tokyo. L'année suivante, il va illustrer de lithographies en couleurs Le Blé en herbe de Colette, dans une édition de grand luxe. Matasaka Ogawa lui consacre en 1972 une monographie en japonais, préfacée par le galeriste Chozo Yoshii qui paraît aux éditions Zauho Press à Tokyo. Une nouvelle exposition en Suisse, à Genève organisée par la Galerie des Granges consacre 50 années de peinture avec 56 peintures. Puis en 1975, une cinquième exposition à New York dans les nouveaux locaux de la Galerie de David Findlay. Patronnée par Yomiuru Shimbun, la Galerie Daimaru de Tokyo organise au mois de juin une exposition sur les peintres de la réalité poétique, présentant des œuvres des huit maîtres dont 10 de Maurice Brianchon reproduites en couleurs dans le catalogue de l'exposition. 

Deux ans plus tard, il s'éteint le 1er mars 1979 à son domicile parisien, âgé de 80 ans. source

Site Officiel

Quelle est la cote de Maurice Brianchon sur le marché de l'art actuel?

Parcourons quelques résultats récents : "Scène de plage" est un tableau de 46 x 28 cm adjugé 5.500 euros; Plage à Carnac", 32 x 24 cm vendu 9.000 euros. Ce ne sont bien entendu que deux résultats, mais il s'agi là de la tendance de la cote de l'artiste Maurice Brianchon.

Il est certain qu'actuellement, le marché se situe dans une période de transition entraînant la chute de la cote de certains artistes de cette période artistique. Mais nous pouvons dire qu'aujourd'hui, la cote de Maurice Brianchon résiste au déferlement de l'art contemporain qui s'enflamme de jour en jour.

Même si tous les tableaux ne trouvent pas acquéreurs, les estimations des tableaux entre 5.000 et 10.000 euros restent dans la réalité du marché.

Si vous possédez un tableau de Maurice Brianchon, nos experts vous communiquent gratuitement une estimation en ligne et vous conseillent dans toute démarche de vente.

Maurice Brianchon - expertisez


Prochaine vente aux enchères

mercredi 18 septembre à 15 heures  

 

 LADISLAS KIJNO

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