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Maurice Savin, un Bonnard de la Drôme

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Maurice Savin (1894-1973)

 
La jeunesse du peintre Maurice Savin, d’origine Drômois (Nyons et Dieulefit), tient, du parcours sans faute ; depuis sa scolarité à Valence où son père est médecin, jusqu’à son entrée à l’Ecole des Arts Décoratifs à Paris en 1913. A peine formé, il a rendez-vous avec l’histoire, mobilisé pendant la guerre de 14-18 dans les chasseurs alpins, il est blessée et réformé avec la Croix de Guerre. De nombreux prix, jusqu’à la Légion d’Honneur ponctueront ensuite, une carrière artistique mené avec perspicacité et ténacité.
Dès ses débuts, après la première guerre, Maurice Savin est d’abord peintre. Les expositions se suivent au Salon d’Automne, chez Berthe Weill, aux Tuileries, à la galerie Druet. Peintre il le restera sa vie durant, en menant toutefois, une pratique artistique multi carte, « touche à tout ». Il excellera, dans des registres différents des arts décoratif : avec la céramiques et un passage par la Manufacture de Sèvres, la tapisserie de haute lisse des Gobelins, des décors sculpté sur meuble, la création de médailles commandées par l’Hôtel de la Monnaie, une pratique de la gravure sur bois et de la lithographie parfois associé à des fins publicitaire.
Mais surtout, Maurice Savin se lance dans la décoration murale pour la mairie de Montélimar en 1936. Une première incursion de cette envergure qui reste un coup de maître, qu’il réitérera pour des commandes publiques et quelques rares particuliers privilégiés. De là, sont nées les larges panneaux que les montiliens connaissent si bien, pour être annuellement mise à l’honneur, dans la déambulation du Salon de Peinture de la ville, dans le hall supérieur de l’escalier central. Ce travail spectaculaire, qui fut restaurée, et donc pérennisée avec la mairie, il y a quelque années, est sans doute à compter, parmi les chefs d’œuvre de l’artiste, comme une de ses réalisations les plus ambitieuse et aboutie, et parfaitement représentative de son répertoire. De fait, connu des Montilien par cette fresque, c’est sans nulle doute à Montélimar que la renommée de l’artiste est la plus populaire, la plus vivace.
 
Car il est à déplorer, que l’œuvre de l’artiste, véritable « Bonnard méconnu » reste encore aujourd’hui, trop injustement ignorée du grand public. Certes Savin a été l’ami de contemporain majeurs qui ont soutenu et admiré : Marcel Sauvage, André Salmon, Jacques de Laprade, Pierre Mac Orlan, Pierre Mazards, Florent Fels, Francis Carco, Fosca, Pierre Palué…

De son vivant, malgré sa discrétion légendaire, de Grandes rétrospectives sont organisées au Musée de Valence (1955) et au Palais de la Méditerranée à Nice (1969), tandis que le Musée d’Art Moderne de Paris lui rend un hommage posthume en 1979. Et si quelques monographies sont consacrées à son œuvre, ses admirateurs regrettent, qu’elles ne lui aient pas encore permis de trouver sa juste place, dans l’histoire de l’art du XXième siècle.

Nombreux sont les artistes musiciens, peintres, écrivains qui ont de long purgatoire avant d’être redécouvert. L’exposition inspiré, montée par Yvon Morin au Centre d’Art et d’Animation du Poët Laval, à donc le mérite de voir arriver Savin à la suite d’illustres prédécesseurs devant lesquels son art ne démérite point, au contraire. Pour rappel, on citera les noms des Dufy, Dunoyer de Segonzac, Redon, Bonnard et autre Jongkind...
Assurément Savin égal ces pointures prestigieuses, il est de leur trempe, et même, on n’est pas loin d’estimer, qu’il ne les surpasse de bien des façons, mais la postérité n’a pas encore tranché. Parmi ses œuvres de peintre coloriste, on retiendra que Savin fait la  part belle aux scènes de genres des campagnes, celles des travaux saisonniers collectifs des champs et des vergers, des moments d’allégresse et des gestes immémoriaux comme autant de citations d’iconographies moyenâgeuses, tel que l’on trouve dans des Bruegel et tout le long de l’histoire de l’art. Ses tableaux et tapisseries sont à la fois datés et intemporels, universels et imprégnés de nos latitude, avec quelque chose qui tient à la spécificité d’un éclairage Sud-Rhône-Alpin, d’allusions qui sont celle d’un art de vivre au fil de nos saisons, où le mouvement des êtres et l’inertie des choses, s’entre-pénètrent en un Tout, à la fois offrande et célébration. Définitivement drômois, Savin apparait comme le précurseur de la pléiade des Cathelin et Boncompain d’aujourd’hui.
 
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