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Otto Wols, un de pionniers de l'abstraction lyrique

Otto-Wols-gravure

Alfred Otto Wolfgang Schulze, connu sous le pseudonyme d’Otto Wols, est un photographe, peintre, et graveur allemand né en 1913 à Berlin. Dès son plus jeune âge, il dessine. A l’âge de onze ans, il se découvre une passion pour la photographie en recevant son premier appareil. Il photographie des portraits, comme le Portrait de Mutti, la grand-mère de Wols en 1927. Après ses années lycéennes, il devient ouvrier pour Mercedes-Benz. Il est ensuite employé dans un studio de photographie dans lequel il réalise de talentueux portraits. Durant son temps libre, il fréquente de nombreux artistes comme Otto Dix.

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Comment déterminer le prix d'une sculpture ?

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La signature et le matériau ne sont pas suffisants pour fixe le prix d'une sculpture.

 

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Cote et estimation tableaux de Kiyoshi Hasewaga

Cote et estimation tableaux de Kiyoshi Hasewaga

Quelle est l'estimation pour un tabeau de Kiyoshi Hasewaga ?

Hasegawa Kiyoshi est un peintre de paysages animés, de natures mortes, de fleurs, peintre à la gouache, aquarelliste, graveur, illustrateur. Après être sorti diplômé de l'université Meiji de Tokyo, il étudie la peinture à l'huile avec Okada Saburōsuke (1869-1939) et Fujishima Takeji. En 1912, il commence à pratiquer la gravure sur bois et, en 1913, la gravure sur cuivre.

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Cartier modèle Divan, expertise et authentification

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Comment reconnaître une authentique montre Cartier Divan ?

CARTIER - Divan Acier

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Peter Klasen, prix, estimation

Peter Klasen, prix, estimation

Peter Klasen est un peintre de l'urbanité bétonnée et métallique, un artiste de la froide objectivité de nos villes inhumaines, un photographe au regard réaliste dont l'objet est de témoigner d’une réalité ordinaire, inscrite dans un temps présent où les techniques, les machines, les technologies, les industries règnent sur le monde humain de manière totale et inflexible, comme dans un univers totalement mécanisé et dépourvu du hasard.

C'est au début des années 80 que Peter Klasen arpente les sites industriels et portuaires, où il découvre les zones industrielles en marge des villes. Ces lieux exercent sur lui une véritable fascination qui le conduisent à visiter le monde, à la recherche de ces lieux proches d'une certaine vision carcérale des zones urbaines. 

Sa démarche est de démontrer comment la machine entre dans une relation toujours plus proche et plus intime de l'homme, sans que celui-ci y prenne garde, pour progressivement l'écraser de son gigantisme, de sa puissance, de son inéluctabilité.

" Les lieux en marge de nos villes, les souterrains, ferrailles, décharges, gares de triage, les faces cachées de notre monde industriel exercent une étrange fascination sur moi " , dit-il.

Sa peinture n'est pas faite pour plaire, mais davantage pour que les spectateurs voyeurs que nous sommes aillent derrière l'image, non seulement voir, mais toucher la réalité.

" Loin de la "représentation" du réel, il choisit la "présence" du réel lui-même : il met l'objet réel sur sa toile, comme ce boîtier électrique, ce générateur, ce cadran, cette planche ou ces néons " comme l'écrit Bernard Vasseur dans un ouvrage récent sur l'artiste (  Peter Klasen : People in the city - Editions Art Inprogress).

Né à Lübeck en Allemagne, le 18 Août 1935, Peter Klasen  assiste terrorisé à l'âge de sept ans, au bombardement et à la destruction de sa ville natale.. Il perdra son père, et plusieurs membres de sa famille dans les combats de la seconde guerre mondiale. Tout son parcours et son oeuvre témoigneront de cette violence guerrière de l'enfance, dont il pressent encore sourdement au fond de lui même qu'elle est toujours présente dans la réalité de notre vie d'aujourd'hui.

Son oncle auprès de qui il vit  alors a été l'élève d'Otto Dix, le peintre expressionniste, et son grand-père est un collectionneur d'art. Sensibilisé à l'univers de le peinture, il s'intéresse aussi à la littérature et lit Dostoïevski, Kafka, Thomas Mann.

Il est admis à l'Ecole des Beaux Arts de Berlin en 1955, où il a comme co-disciple Baselitz dans l'atelier de Hann Trier. En 1959, il décide de partir pour Paris après avoir reçu une bourse d'étude, afin de vivre en France dont son père lui avait tant parlé plus jeune et appris la culture et la langue. 

Il s'intéresse au cinéma et voit à la Cinémathèque de la Rue d'Ulm les films allemands censurés par Hitler : Fritz Lang, Murnau, mais s'intéresse aussi à la nouvelle vague française : Godard, Truffaut, Chabrol. C'est à partir de là, avec la lectures des textes Dada et les travaux du Bauhaus, qu'il développe le concept d'e travailler à partir de la photographie, et de l'intégrer dans ses recherches picturales.

A partir de 1961, il intègre dans ses toiles des images morcelées  ou déchirées de corps féminins, d'affiches publicitaires, mais aussi  des images d'objets découpés dans la presse.
Après l'art informel, tel qu'il qualifie l'abstraction, qui selon lui est allé au bout de sa démarche, Peter Klasen devient le peintre du renouveau de l'image dans la peinture

Dès lors, avec des oeuvres parmi lesquelles par exemple " Nausée " en 1961, " La conscience du Corps " en 1964, " Stripteaseuse " et "Zone Interdite " en 1965 , il devient  l'un des pionniers de la Figuration Narrative et participe à de nombreuses exposition.

En 1971, une rétrospective intitulée "Ensembles et Accessoires" au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris lui est consacrée, dans laquelle il présente des oeuvres dans lesquelles des instruments chirurgicaux, des tuyaux, des néons et divers objets font leur apparition, ainsi que cuvette de WC ou baignoire  représentées en grandeur nature.

Les années 1973 - 1980 orientent Peter Klasen vers des représentation en gros plans d'objets isolés sur des fonds neutres : des grilles, des barrières, des portes, des cadenas, qui pour lui représentent une vision de la maladie urbaine. 

En 1981 un voyage à New York le conduit à prendre de multiples photos de graffitis, de salissures, de coulures, d'objets rouillés, qui sont présentées dans une exposition chez Adrien Maeght intitulée " Traces " en 1982, et l'amènent à s'intéresser   aux effets du temps et de l'éphémère, à la dégradation et à l'usure, qui prennent alors une place importante dans son travail.De 1986 à 1989, il entreprend une série de cent tableaux intitulée " Mur de Berlin ", qui s'achèvera avec le démantèlement du mur en Novembre 1989. Cette série le conduit ensuite à s'intéresser à la représentation urbaine et à en dévoiler la face cachée : les murs, les entresols, les parkings, le béton, les objets abandonnés jusqu'à une exposition qu'il organise et intitule " Histoire de Lieux Ordinaires " en 1989 chez Louis Carré & Cie.

Avec les années 2000, il renoue avec l'intégration des images du corps dans des toiles de grandes dimensions et s'interroge avec les attentats terroristes du 11 septembre 2001sur la valeur qu'il reste de l'existence humaine en rapport avec la violence grandissante de nos sociétés.

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