frenes

Tsugouharu Foujita, un style unique

Foujit_20201005-175419_1

Tsugouharu Foujita est un peintre, dessinateur, et graveur japonais né en 1886 à Tokyo. Jusqu’en 1910, il se forme à l’Ecole des beaux-arts de Tokyo, dans laquelle il étudie la peinture occidentale. Trois ans après l’obtention de son diplôme, il déménage à Paris. Rapidement, il fait la connaissance de Pablo Picasso. Les œuvres du peintre cubiste l’entraînent à se tourner vers l’art moderne avant-gardiste. Il installe son atelier à Montparnasse en compagnie de son ami Kawashima, dans lequel il réalise des œuvres mélangeant un style japonais et occidental. Il représente sobrement des occidentaux d’un trait souple noir, rappelant l’encre de Chine. Pour le fond, il utilise des aquarelles ou des peintures à l’huile afin de créer un aspect de transparence. De plus, Foujita se démarque de ses contemporains grâce à ses peintures aux supports en ivoire, matière très utilisée dans l’art oriental. Parallèlement, il commence à réaliser quelques œuvres religieuses.

Tsugouharu Foujita se fait connaître en 1917. Il installe son propre atelier dans la capitale. Il présente une centaine de ses aquarelles qui connaissent un grand succès lors de sa première exposition personnelle. Ainsi, il parvient rapidement à vivre de son art. Après la Seconde Guerre mondiale, il devient connu internationalement : ses œuvres sont exposées dans les grands salons d’art aux Etats-Unis, au Japon, en Allemagne, et en Belgique. De plus, il appartient dès lors à l’Ecole de Paris.

En 1921, Foujita découvre les peintures de la Renaissance. Il s’en inspire grandement. En effet, l’ensemble de diptyques Combats, Grande Composition, Composition au lion, et Composition au chien sont en partie inspirées par les œuvres de Michel-Ange, de Poussin, et de Vélasquez.

Entre 1928 et 1939, il est contraint de retourner à Tokyo suite à un lourd redressement fiscal. Durant la Seconde Guerre mondiale, par patriotisme japonais, il conçoit des peintures de guerre. Une des plus célèbres reste La bataille de la rive de la rivière Khalka. Ces toiles sont vivement critiquées à la fin du conflit mondial puisqu’il s’agit d’œuvres de propagandes réalisées pour le gouvernement japonais. Ainsi, certains le perçoivent comme un traitre. Toutefois, il a progressivement intégré l’aspect tragique de la guerre dans ces toiles censées représenter de manière idéaliste les militaires, comme dans La Mort lumineuses aux îles Attu de 1943.

En 1949, il quitte définitivement le Japon pour s’installer à New-York. Ses œuvres ne représentent plus des scènes militaires. Au contraire, elles sont pacifistes et tranquilles. Néanmoins, l’aspect sinistre de certaines persiste. Il les présente lors d’expositions dans des galeries new-yorkaises, comme la galerie Komor dans laquelle il expose une de ses plus belles œuvres : Au Café, une huile sur toile représentant une femme mélancolique assise dans un café parisien. L’année suivante, il retourne à Paris.

En 1955, Foujita acquiert la nationalité française.  Quatre ans plus tard, après s’être converti au catholicisme, il change de prénom pour Léonard, un martyr chrétien japonais.

Entre 1965 et 1966, il décore de grandes fresques la chapelle Notre-Dame-de-la-Paix à Reims, autrement nommée chapelle Foujita.

En 1968, il s’éteint. Il laisse derrière lui une dizaine de milliers d’œuvres d’une qualité remarquables ayant marquées l’art moderne et contemporain.

Article rédigé par Sophie Couturier 

Sources : Wikipédia - Artprice

Articles en rapport

By accepting you will be accessing a service provided by a third-party external to https://expertisez.com/

1000 caractères restants
Ajouter les fichiers